Une forteresse historique

rescapée de l'époque médiévale.

Le Château de Cassis témoigne de plusieurs siècles d'histoire ; Il aura fallu aux propriétaires six ans de travaux monumentaux pour effacer les marques du temps et transformer le château aux lignes brutes, en un lieu de séjour paisible et convivial.

Retour sur
une histoire…
à rebondissements !

L'architecture intérieure et extérieure du château, respectant l'esprit du bâtiment d'origine, témoigne d'une histoire foisonnante qui débute dès le Vème siècle, durant l'époque romaine, où s'érige d'ores et déjà une simple tour en bois ou en pierres, véritable poste d'observation dominant la ville antique de «Carsicis Portus». Au VIIIème Siècle, s'élève une première enceinte fortifiée dont subsiste encore aujourd'hui une tour dite «sarrasine», témoin exceptionnel de la richesse historique et architecturale du site.

C'est au XIIIème siècle que se dessine l'enceinte actuelle lors de la prise de possession du «Castum Carcisis», dès 1223, par la puissante famille des baux. Durant la guerre de cent ans, François des Baux édifie un ensemble de murailles assorti de 4 tours carrées de 8,5 m de haut afin de renforcer ses défenses maritimes. Il bâtit ensuite, entre 1372 et 1380 un puits, un four à pain et une église placée sous le vocable de Saint-Michel. Une pierre sculptée comportant une étoile à 16 rayons, formant l'emblème de la maison seigneuriale, vient également prendre place au-dessus de la porte principale du château.

Au XVème siècle on dénombre jusqu'à 50 maisons et 250 habitants répartis à l'intérieur de l'enceinte. Enceinte encore visible aujourd'hui et offrant une promenade aux vues exceptionnelles. En 1426, puis en 1473, le castrum passe successivement entre les mains de Louis II, Comte de Provence puis de l'Evêque de Marseille grâce à l'application d'un ancien droit seigneurial.

L'année 1524 marque une période sanglante lorsque les «impériaux», soldats de Charles Quint, commandés par le connétable de Bourbon, prennent d'assaut le castrum, tuant les hommes, violant les femmes, pillant les maisons et détruisant les remparts. À la fin du XVIème siècle, une fois le calme revenu, les derniers habitants abandonnent le château pour rejoindre le bourg de Cassis. Seuls quelques religieuses et quelques militaires occupent alors la forteresse.

A la fin du XVIIème, le comte de Grignan, gouverneur adjoint de la province, fait installer de nouveaux canons et renforce les défenses du château.

Le 10 février 1794, le jeune général Bonaparte fait une halte historique au château pour inspecter les batteries militaires.

Ces mêmes batteries seront détruites lors de l'assaut d'un commando de marins anglais, le 17 avril 1813. Dès lors, le rôle défensif du château apparaît de moins en moins prépondérant. L'administration des domaines le cède alors à un buraliste de Saint Cyr, dans le var, qui acquiert le château en 1896.

Depuis cette première acquisition, le château de Cassis demeure une propriété privée.